Organisée avec l'Acoss (Urssaf Caisse nationale), partenaire de longue date du pôle, cette matinée a réuni grands groupes, investisseurs institutionnels et fintechs pour confronter leurs retours de terrain sur l'IA. Le contexte a nettement changé en deux ans : les directions générales ne demandent plus à quoi peut servir l'IA, elles veulent comprendre pourquoi elle ne passe pas encore à l'échelle et à quel coût. La matinée s'est ouverte sur les enseignements du livre blanc Finance Innovation consacré à l'IA agentique en banque et assurance, réalisé avec CGI et publié le 22 septembre, avant deux tables rondes complémentaires : la stratégie et l'implémentation au sein des institutions, puis la collaboration entre institutions et fintechs sur l'allocation financière.
Six enseignements à retenir
1. Le goulot d’étranglement n’est plus la technologie, c’est l’organisation
Les modèles sont devenus un bien commun. Ce qui distingue une transformation réussie, c’est la capacité à prioriser, à mesurer et à arrêter les projets qui ne rapportent rien.
2. La gouvernance doit être partagée et dotée d’un vrai mandat
Ni la DSI seule, ni le métier seul, ni le juridique seul. Métier, tech, risques, conformité et finance décident ensemble, avec des usages pré-validés pour aller vite.
3. Le ROI se prouve, il ne se promet pas
La preuve de concept masque souvent le coût réel de la généralisation. La mesure des gains et de la consommation doit être pensée dès la conception du projet.
4. L’équation financière de l’IA reste ouverte
Le prix actuel des tokens est jugé artificiellement bas. Pilotage des coûts, choix du bon modèle pour chaque usage et architecture multi-LLM deviennent des leviers de maîtrise.
5. L’IA éclaire la décision, elle ne la prend pas
En allocation financière, elle raccourcit les délais et multiplie les scénarios. La décision reste à l’institution, le prestataire répond de ses méthodes. Explicabilité et auditabilité fondent la confiance.
6. La transformation est d’abord humaine
Peur de perdre son rôle, montée en puissance des profils juniors, transmission du savoir des seniors : les managers engagés font la différence.