Climat & Finance, la Lettre d’Information du Lab’Innovation sur nos projets climatiques

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L’ÉDITO Par Thomas BOIDOT

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L’année 2021 prend fin sur fond de 5e vague COVID et d’une météo finalement assez commune pour la saison.

 

Consultez la lettre d’information complète

 

Et si, sur le plan climatique, elle ne devrait se classer qu’à la cinquième place des années les plus chaudes jamais enregistrées (malgré, il est vrai, un phénomène « La Nina » en début d’année), elle aura marqué les esprits à cause d’événements extrêmes d’une ampleur remarquable: le fameux dôme de chaleur qui a exposé une partie de la Colombie Britannique à des température supérieure à 49, soit 15 à 20 degrés de plus que la normale, et les inondations catastrophiques qui ont ravagés plusieurs régions en Allemagne, Belgique et dans les Pays-Bas.

 

C’était l’une des conclusions du rapport du GIEC de l’été dernier : les phénomènes climatiques extrêmes vont devenir monnaie courante, leur probabilité de se produire risque d’exploser.

 

Les chercheurs du réseau World Weather Attribution explorent les liens entre phénomènes extrêmes et réchauffement climatique. Selon eux, la vague de chaleur du Canada, censée se produire une fois tous les 1000 ans sans le réchauffement, pourrait se produire tous les 5 à 10 avec un réchauffement à 2°C. Nous en sommes déjà à 1,2°C, le dépassement de 2° étant prévu pour 2050.

 

Etudier les extrêmes et leurs impacts est donc un des impératifs du Lab et peut-être une façon de réduire nos horizons de temps et de battre la fameuse « malédiction des horizons ». Ce sujet sera l’objet d’une partie de notre prochaine lettre d’information. Il faut avant cela bien comprendre comment fonctionnent les événements climatiques, inondations et sécheresses en tête.

 

Ces connaissances feront partie de la matière que nous apporterons à nos programmes de recherche et à notre Design Sprint climatique. Désormais prévu en mai 2022, ce dernier sera l’occasion de faire avancer concrètement les développements sur une meilleure prise en compte des risques climatiques en faisant en sorte que les différents acteurs des données extra-financières, du monde académique et de la finance puissent apprendre à mieux travailler ensemble et, soyons un peu idéaliste, c’est Noël après tout, pour le bien commun.

 

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