Interview : Didier Salwa, Directeur Général chez CIIB

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Depuis maintenant 1 an, la France voit ses start-up appelées « Licornes » se multiplier notamment via le soutient de banques d’investissement mais aussi grâce à l’intérêt que portent les médias sur ces dernières. Cependant la France possède des milliers de sociétés qui innovent, embauchent, fabriquent et exportent, mais qui ont eu du mal à financer leur croissance face à la violence de la crise et sans solution concrète pour assurer leur pérennité et donc leur permettre de se développer, Didier Salwa (Directeur Général, CIIB) va donc nous parler d’une solution afin d’aider les PME françaises à financer leurs développements.

 

Qu’est-ce qui vous a conduit à développer une offre financière pour les PME ?

 

 Tout d’abord, j’ai commencé à travailler avec mon père (Jean Salwa, Président chez CIIB, créateur du Second Marché) dans les bourses régionales en 1987 en tant que animateur boursier où nous avons introduit 54 sociétés en bourse, dont certaines sont encore présentes et se développent encore, avec 30 000 actionnaires au total pour un montant de 100M€ récoltés. Ainsi, les années 80 ont été une décennie où le nombre d’actionnaires individuels n’a eu de cesse d’augmenter, ce chiffre était de 2,5 millions en 1982 pour évoluer jusqu’à 9 millions en 1989.

CIIB fut le premier acteur historique des introductions des PME dans les différentes bourses régionales sur le marché du Hors Cote d’acclimation, cependant la fermeture des bourses régionales en 1989 a ralenti l’investissement dans les PME françaises via des épargnants individuels. Chez CIIB nous souhaitons remettre une nouvelle forme de bourses régionales sur le devant de la scène afin de permettre à chaque individu d’investir directement dans les petites entreprises régionales à fortes perspectives de croissance.

 

Pourriez-vous nous expliquer comment votre solution fonctionne ? Et pourquoi est-il un « tremplin » pour l’IPO ?

 

Grâce aux expériences d’introduction dans les bourses régionales, nous pouvons aujourd’hui proposer le même concept que celui des bourses régionales, mais digitalisé et de gré à gré, pour financer le développement des PME avec des épargnants individuels. Au sein de CIIB, nous avons développé le « Carnet d’annonces », labélisé par Finance Innovation, pour les TPE-PME sélectionnées pour leur potentiel de croissance, de rentabilité et de pérennité, un moyen de lever des capitaux localement, c’est pour cela qu’il s’apparente à un « tremplin » pour s’introduire en bourse, en donnant la possibilité aux particuliers d’acheter et de vendre leurs actions sans intermédiaire.

Ce service en ligne correspond à un carnet d’ordres de bourse mais en accès interne dans chaque entreprise. Il permet d’ores et déjà aux particuliers d’investir directement, en quelques clics, dans le capital de petites entreprises mais aussi règle le problème de liquidité des titres non cotée.

 

Comment le marché du non cotée est régulé ?

 

 L’AMF intervient assez peu dans le secteur du private equity.  C’est pour cela que nous avons créé l’association Love Money Security qui a pour objet de promouvoir le carnet d’annonces et de protéger les actionnaires par le biais d’une obligation d’information grâce à la charte de déontologie Love Money. Toute entreprise utilisant le carnet d’annonces en est signataire. D’autre part l’association a pour objectif d’apporter aux dirigeants d’entreprise et aux actionnaires individuels une culture financière, économique et solidaire en matière d’opérations en fonds propres. L’association est aussi un espace de dialogue entre actionnaires individuels et dirigeants d’entreprise en veillant durablement à la sauvegarde des intérêts des deux parties lors de la réalisation d’opérations financières

Donc nous ne pouvons pas vraiment parler de marché régulé, mais il est clair qu’il ne s’agit pas non plus d’un marché où les personnes font ce qu’elles veulent selon leur bon vouloir et décide du prix unitaire d’une action.

 

Comment arrivez-vous à sensibiliser les entrepreneurs à utiliser votre Carnet d’annonces ?

 

 Il est vrai que le marché du non cotée peut faire un peu peur… Cependant nous mettons à disposition des dirigeants, directeurs financier ainsi qu’au particuliers souhaitant investir dans les entreprises du non cotée, une offre de formations que nous réalisons soit au Palais Brongniart ou bien au sein de notre siège social, qui permettent tout d’abord d’approfondir les connaissances concernant la bourse mais surtout expliquer comment fonctionne notre instrument de liquidité comparable à un « Tremplin » vers l’introduction en bourse. Ce qui permet de rassurer les personnes n’ayant pas l’habitude des levées de fonds dans le marché du non cotée.

Bien entendu nous faisons appel aussi à certains de nos partenaires, par exemple, comme Finance Innovation où nous avons organiser une conférence sur mesure pour leurs membres afin de promouvoir notre savoir-faire pour financer leurs croissances.

 

Quels sont les avantages du Carnet d’annonces ?

 

 Notre plateforme permet tout d’abord de découvrir comment ouvrir le capital de l’entreprise a l’épargne public, c’est-à-dire que l’entreprise peut soit émettre de nouvelles actions par augmentation de capital ou bien par cession.

Ce qui fait la force de notre solution est sans aucun doute l’impact sur la gestion de l’entreprise. En effet, les actionnaires qui achèteront les titres de la société détiendront les titres en nominatifs, ils seront invités à participer à la vie de la société, sans perturber l’indépendance de la gestion du dirigeant.

La seconde force est la facilité qu’ont les acheteurs et les vendeurs de se rencontrer car le marché sur lequel nous sommes est un marché de gré à gré, c’est-à-dire sans intermédiaire. Évidemment avant tout achat d’actions nous vérifions les profils des investisseurs en leur demandant une série de documents afin de vérifier leur sérieux mais aussi palier à tous problème futur qui pourrait ralentir une transaction entre deux investisseurs.

Notre troisième force, mais pas des moindres, est la possibilité pour tous les investisseurs de sortir rapidement et facilement leurs investissements en ayant soit des plus-values ou soit des moins-values dépendant de la santé de l’entreprise.

Enfin, l’avantage que nous avons concernant les autres cabinets d’ingénierie et autres fonds d’investissements en private equity est notre charte de déontologie que chaque entreprise doit signer afin d’acquérir une obligation d’informations aussi transparente qu’il est demandé pour une société cotée en bourse.

 

CONTACT – Tél :  01.42.46.11.73 / Mail : contact@ciib.fr