Investissement en titres non cotés : évitez les pièges !

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Vous entendez souvent parler du non coté ou private equity et de ses multiples avantages, mais connaissez-vous les pièges et erreurs à éviter ? Dans cet article, nous allons vous parler des points de vigilance du secteur non coté et comment les intégrer dans vos choix.

 

Une rentabilité prometteuse, non sans risque

Le marché des titres non cotés ouvre des possibilités de rendements très attractifs, avec des taux fréquemment plus élevés que l’investissement boursier ou immobilier. D’après France Invest, le non coté génère un taux de rendement interne moyen de 9,7 %. Les rendements ont de quoi faire rêver les épargnants. Mais les contraintes ne doivent pas être sous-estimées.

 

Le non coté est assimilé aux très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME). Elles sont souvent plus jeunes et moins développées que leurs grandes sœurs. Votre investissement dépend alors de sociétés incertaines dans leur futur développement. Vous pouvez perdre une partie ou la totalité du capital investi, comme pour tout investissement non garanti.

 

Le cycle de vie ou le projet de l’entreprise jouent également un rôle dans le risque à accepter. En effet, investir dans une société en phase de création ou de transition est plus incertain qu’une simple augmentation de capital pour acquérir de nouvelles ressources. Le profil de risque doit être déterminé avec précision ainsi que les objectifs et la capacité de perte.

 

Les articles ou plateformes vous attirent avec des taux de rendement de plus 9 %. Ces rendements sont bruts et doivent être affinés pour mieux caractériser ce qui vous reviendra vraiment.

 

Par exemple, pour calculer le rendement mensuel corrigé de l’inflation, il vous suffit d’appliquer cette formule : ([1+r]/[1+i]]-1) où r représente le rendement brut et i l’inflation.

 

Par exemple, si l’inflation est de 1,5 % et le rendement brut de 3 % alors le rendement mensuel est de : ([1 +3%]/[1 +1,5%])-1 = 1,48 %
Si le rendement est négatif, il s’agit ainsi d’une perte de capital sur la période concernée.

 

Par la suite, il vous faudra intégrer la fiscalité :

 

 

Il existe des calculatrices qui permettent d’évaluer le rendement mensuel espéré en prenant en compte l’inflation. Vous pouvez par exemple consulter « Calculatrice PEA ». Cet outil calcule automatiquement votre rentabilité, basé sur des hypothèses de taux fixes d’inflation et de rendement annuel moyen potentiel sur votre PEA à horizon de 20 ans. Le calcul est cependant approximatif, mais permet d’avoir une idée de sa rentabilité potentielle.

 

Attention, vous pouvez estimer une potentielle rentabilité, mais vous devez garder à l’esprit qu’il vous faudra prendre en compte les risques et les frais pour avoir une vision globale.

 

Les frais à prendre en compte

Vous pouvez évaluer le potentiel de rendement si vous investissez via un PEA ou un PEA-PME, mais pour être complet, vous devez intégrer les frais d’opération et de détention à l’estimation de votre rentabilité. Voici ci-dessous la liste des frais en question :

– Les frais d’ouverture qui sont plafonnés à 10 € et qui peuvent être gratuits selon les établissements.

– Les frais de tenue de compte sont annuels et peuvent aller jusqu’à 0,4 % de la valeur des titres détenus avec en plus 25 € par ligne pour les titres non cotés.

– Les frais de transaction s’élèvent à 0,5 % maximum du montant de l’opération sur titres vifs réalisée par voie dématérialisée et 1,2 % maximum par tout autre moyen.

 

Si vous changez d’établissement bancaire, il faut savoir que les frais de transfert sont de 50 € par ligne de titres transférés, mais sont plafonnés à 150 € par plan.

 

À noter : depuis le 1er juillet 2020, la loi Pacte prévoit un plafonnement des frais pour le PEA et PEA-PME dans le décret n° 2020-95 du 5 février 2020. Le but étant d’inciter les épargnants à investir via un PEA, et PEA-PME. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre article concernant le plafonnement des frais pour le PEA et PEA-PME.

 

Pour le compte-titres ordinaire (CTO), les frais ne sont pas plafonnés et peuvent varier fortement en fonction des établissements. Il existe plusieurs sortes de frais récurrents ou occasionnels :

– Les frais de courtage sont pour chaque opération de vente ou d’achat. Ils sont calculés en pourcentage du montant de la transaction.

– Les frais de transfert sont appliqués seulement si vous quittez votre établissement et transférez votre CTO vers une autre banque.

– Les frais de garde sont appliqués pour la gestion administrative et informatique du compte-titres et du compte espèces associé. Ils sont calculés en pourcentage de la valeur de votre CTO à laquelle peut s’ajouter une commission fixe.

 

Des frais supplémentaires peuvent être ajoutés comme des coûts administratifs ou des frais liés à la détention de parts de fonds ou de produits structurés.

 

À savoir que ces frais sont les frais maximums autorisés. Pour connaître ceux appliqués par votre banque, n’hésitez pas à en parler avec votre conseiller !

 

Hormis le risque et les frais, le manque d’informations d’une entreprise non cotée peut représenter un frein. Savez-vous que ces informations ne sont pas publiques comme celles du secteur coté ?

 

Le manque d’informations publiques des entreprises non cotées

Pour obtenir les informations d’une entreprise cotée, il suffit de consulter le bulletin des annonces légales obligatoires (BALO) sur le site de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). Il recense « l’ensemble des informations relatives aux sociétés faisant appel public à l’épargne, et aux établissements bancaires et financiers, telles que les opérations financières, les avis de convocations aux assemblées générales, les comptes annuels. » Quiconque peut donc s’informer sur la situation d’une société cotée avant même d’y investir.

 

Contrairement aux sociétés boursières, les sociétés non cotées n’ont pas d’obligations d’informations permanentes. Elles sont dispensées du dépôt du rapport annuel de gestion, de la publication des résultats trimestriels aux normes comptables, ou encore de révéler rapidement tout événement pouvant affecter leur valorisation. En revanche, les informations sont fournies aux actionnaires.

 

Les informations n’étant pas obligatoirement permanentes, de ce fait, pour bien choisir votre investissement, nous vous conseillons de prendre en considération les 5 points suivants :

– Le secteur d’activité

– Les valeurs de l’entreprise

– Le cycle de vie de l’entreprise

– Le risque

– Le secteur géographique

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur les bénéfices investissements du non coté, consultez notre article en cliquant ici ! En effet, le manque d’information et de transparence peut alors être un frein dans le cas du private equity.

 

Si vous envisagez de réaliser ce type de placement, soyez vigilant à votre horizon d’investissement, en effet, votre argent peut être bloqué un certain temps (l’horizon habituel est de 5 à 8 ans) pour les raisons suivantes.

 

L’horizon d’investissement

Avant d’entreprendre un investissement non coté, il ne faut pas omettre qu’il s’agit généralement d’un placement à long terme. Les deux raisons principales sont d’une part, le manque de liquidité pour ces titres, et d’autre part, l’exonération d’impôt qui s’octroie avec le temps si aucun retrait du PEA et du compte espèce n’est effectué.

 

Faible liquidité

Tout d’abord, le capital investissement dispose en général d’une faible liquidité. À savoir, les titres sont qualifiés de liquides dès lors qu’il est possible de les acquérir ou de les céder facilement et rapidement sur un marché. Ainsi, plus il y a d’acheteurs et de vendeurs actifs sur une action, plus elle est dite liquide.

 

Savez-vous que la revente des titres non cotés est généralement plus compliquée ?

 

En effet, le secteur du private equity n’est pas présent sur un marché réglementé sur lequel acheter et vendre ses actions. Vous n’avez donc aucune garantie de trouver un acheteur à qui vous pourrez revendre vos titres rapidement.

 

Avantages fiscaux

En passant par un plan d’épargne en actions (PEA) ou un plan d’épargne en actions destiné aux très petites et moyennes entreprises et entreprises à taille intermédiaire (PEA PME-ETI), vous pouvez bénéficier d’une exonération d’impôts sur vos plus-values. Cet atout s’applique à condition de bloquer vos retraits sur 5 ans. De ce fait, votre horizon doit être au minimum de 5 ans afin de pouvoir profiter d’une réduction d’impôts de 12,8 % sur vos plus-values (hors prélèvements sociaux de 17,2 %).

 

Une fois l’horizon pris en considération, le point de vigilance supplémentaire est de savoir comment et dans quel secteur investir ? En effet, il y a une multitude de variétés et de moyens pour arriver à faire son investissement.

 

De multiples choix

Pour investir en non coté, il existe de nombreuses voies pour y accéder. Vous pouvez opter pour des investissements directs, des fonds d’investissement, des business angels, des plateformes de financement participatif… Pour prendre la meilleure décision, il est essentiel de vous renseigner sur leurs différentes spécificités, notamment les modes de gestion, domaines d’activités et les tarifs. Par exemple, les fonds sont axés sur trois catégories distinctes :

  • Les fonds d’investissement de proximité (FIP) sont composés de PME régionales de moins de 250 salariés et de moins de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires.
  • Les fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI), il s’agit de sociétés innovantes de moins de 2 000 salariés.
  • Les fonds communs de placement à risque (FCPR) sont quant à eux composés de sociétés récentes.

 

Au-delà des chemins multiples, pour parvenir à votre projet, il existe également plusieurs catégories d’investissements que vous devez connaître. Il s’agit des différents types de capital investissement en fonction du cycle de vie de l’entreprise qui sont le capital amorçage, le capital innovation, le capital développement et enfin le capital retournement. Si vous ne connaissez pas ces termes vous pouvez consulter notre article sur le private equity ou le capital investissement.

 

Après avoir vu ces différents points de vigilance, vous savez maintenant qu’il vous faudra réaliser une analyse approfondie pour anticiper ces éventuels freins. Il faut prendre en compte les risques en matière de liquidité, de perte, de manque d’informations initiales… Quelles sont alors les bonnes méthodes à suivre avant de réaliser votre investissement ?

Les bonnes pratiques pour investir en non coté

Tout d’abord, vous devez avoir conscience qu’il s’agit d’un investissement à long terme. Il faudra donc être en mesure de laisser une certaine somme sans avoir à y toucher. Pour prévoir le risque, il est recommandé d’avoir une épargne de précaution et de diversifier ses placements.

 

Ce qu’il faut retenir :

Avant de vous lancer, dans un premier temps vous devrez réfléchir par quel moyen vous souhaitez investir et dans quelle branche d’activité. Vous devez par la suite prendre le temps d’analyser vos besoins et vos perspectives. Attention, une mauvaise analyse peut créer des déceptions comme des pertes. Enfin, il est important de garder un suivi régulier de vos investissements.

 

Si vous le souhaitez, vous pouvez opter pour des plateformes de financement participatif telles que Baltis Capital, Anaxago, Shareline et bien d’autres encore !

 

Rédigé par l’équipe marketing Utocat