Lamarck Groupe | Climat & Finance, la Lettre d’Information du Lab’Innovation

 

L’EDITO par Thomas BOIDOT   

« L’arrivée du printemps et la fin d’une bonne partie des mesures sanitaires auraient dû nous inciter à un certain optimisme. Hélas, la situation internationale en a décidé autrement avec l’invasion de l’Ukraine par les forces armées russes.  

La guerre en Ukraine, via sa proximité et les pays impliqués, a davantage d’impact sur notre vie et sur notre économie que celles qui ont encore lieu dans d’autres parties du monde. Elle met particulièrement en lumière notre dépendance aux énergies fossiles et nous donne un aperçu assez sinistre du monde qui nous attend, changeant, instable, imprévisible. 

Ces caractéristiques sont bien connues de ceux qui étudient les conséquences du changement climatique, depuis les participants des fresques du climat jusqu’aux lecteurs des rapports du GIEC. Le 6e rapport (AR6) du premier groupe de travail se concentrait sur le réchauffement climatique en lui-même. Les deuxième et troisième groupes de travail viennent de publier leurs rapports sur ses impacts sur notre société, notre économie et notre environnement ainsi que les actions à prendre pour le limiter et s’y adapter. Autrement dit, ce sont les rapports que tout un chacun devrait avoir lu, au moins dans la version résumée pour décideur. 

Deuxième hélas: déjà peu présent dans les discours de l’élection présidentielle, le débat autour de la lutte contre le changement climatique est naturellement éclipsé par l’Ukraine. Pourtant, on peut toujours espérer des périodes de crises majeures une sorte de sursaut. Humaniste tout d’abord. La prise en compte des réalités de la guerre nous met face au confort de nos vies et peut-être aussi face à leur superficialité. Et nous pousse à tendre la main, un geste simple devenu compliqué dans des sociétés trop individualistes. 

Ce recentrage sur les besoins essentiels peut nous aider dans la prise de conscience des impacts de nos modes de vie et des décisions politiques prises en notre nom. Et, même si l’environnement peut sembler mis au second plan, c’est sans doute le moment d’expliquer en quoi nous avons les moyens d’agir, personnellement et professionnellement, en favorisant le sens et la connaissance. J’espère donc que cette lettre sera encore un moyen pour le lecteur de le faire avancer sur ces deux axes majeurs. »  

Le nouveau numéro de Climat & Finance vient de paraitre. 

Avec trois axes de recherche majeurs : 

  • Une proposition de réponse à la tragédie des horizons au niveau des projections climatiques et une présentation des aléas extrêmes type « cygnes verts » 
  • Une revue des fonctions de dommage et de la façon de les utiliser pour estimer les dommages financiers liés aux aléas climatiques 
  • L’introduction des travaux pour intégrer les facteurs climatiques dans la charge en capital réglementaire 

Consultez la Lettre d’information complète ! 

Source : Thomas Boidot-Dorémieux, Directeur Lab’ Innovation – Lamarck Group 

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