Onlyone : gérer ses comptes et veiller à l’impact positif sur l’environnement, c’est possible

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Onlyone démontre avec simplicité et audace que la banque de demain sait être responsable : responsabilisation des clients via la gestion de leurs comptes, mise en place d’une carte bancaire fabriquée avec des matériaux recyclables, et la signature d’un partenariat avec UNITLIFE (Nations Unies) : autant d’actions qui démontrent que la France regorge de pépites prometteuses qui comprennent et intègrent les enjeux de nos sociétés. Kamel Naït-Outaleb, CEO et fondateur de Onlyone nous présente sa vision d’un monde où les solutions de paiements sont désormais connectées aux questions environnementales.  

 

 

Pouvez-vous nous présenter Onlyone en quelques mots ?

 

Créée fin 2018, Onlyone est une Fintech indépendante, 100% digitale, éthique et à impact positif. La société a été fondée par moi-même, Kamel Naït-Outaleb, ainsi qu’Amine Melouk et Matthias Rouberol. Nous sommes trois entrepreneurs expérimentés dans la banque et le digital. Notre mission, avec Onlyone, est de créer un modèle de compte de paiement différent, plus vertueux, afin de repositionner le monde bancaire au cœur de la société et des réalités de notre temps.

 

Pour répondre aux défis sociaux et environnementaux, nous réinventons les services de gestion de compte, en les adaptant de manière à contribuer à la création d’un monde bancaire transparent et durable. En plus du suivi des opérations de compte au quotidien, nous permettons à nos utilisateurs de comprendre, monitorer et réduire l’impact environnemental de leur consommation grâce à un score d’impact environnemental exclusif et des outils d’aide au changement. Nous leur permettons également de contribuer à financer des projets à fort impact social et environnemental comme des projets de compensation carbone ou encore de lutte contre la malnutrition, de manière simple et sans frais supplémentaires.

 

Onlyone propose une carte bancaire composée de 85% de PVC recyclable.

 

 

Les problématiques que vous abordez à travers votre offre sont totalement en phase avec le monde demain : penser la banque de façon éthique et responsable : comment vous est venue cette idée ?

 

A titre personnel, comme beaucoup de personnes je pense, au moment où je suis devenu parent, les questions environnementales et les questions de société ont été plus prégnantes dans mon quotidien même si elles l’étaient déjà dans le passé.

 

Lorsqu’on démarre une transition dans son mode de vie, se pose assez rapidement la question de l’impact réel de ses efforts au quotidien, il s’avère qu’à l’heure actuelle cet impact est difficilement mesurable même si on imagine que ça ne peut être que positif, il manque un outil de mesure de l’impact de sa consommation sur l’environnement.

 

Il s’avère que le compte est la photographie parfaite et en temps réel de notre consommation, il peut devenir un outil puissant pour maîtriser son impact environnemental, sans que ce soit intrusif car toutes les données transactionnelles sont déjà présentes sur nos comptes il suffirait juste d’en mesurer l’impact pour encourager les efforts et ajuster si nécessaire.

 

Au-delà de cela, j’ai travaillé pendant près de 17 ans dans le secteur bancaire c’est un secteur d’activité que je connais bien, et je sais que l’argent qui y est confié ne sert pas forcément toujours les intérêts de la société et de l’environnement (même si nous le voyons les acteurs traditionnels en ont fait une de leurs priorités).

 

Paradoxalement, la banque « éthique et responsable » a du mal à voir le jour en France, il n’existe que deux établissements qui correspondent à ces valeurs le Crédit Coopératif et La Nef, il y a une nécessité de faire émerger un modèle hybride qui soit à la fois plus responsable, plus respectueux de la société et de l’environnement mais aussi innovant et dans l’air du temps en termes d’expérience utilisateur.

 

 

Comment avez-vous vécu la récente crise sanitaire ? Est-ce que cela vous a confirmé que la digitalisation est inévitable et bénéfique pour les années à venir ?

 

D’un point de vue de notre organisation, depuis la création de Onlyone Fin 2018, nous avions l’habitude de travailler à distance avec mes deux associés Matthias et Amine, qui sont respectivement à Dublin et Londres, le télétravail était déjà inscrit dans notre ADN.

 

Le confinement ne nous a pas empêché d’on-boarder (d’accueillir) nos premiers collaborateurs et de finaliser notre première levée de fonds. En revanche, certaines démarches ont été plus longues que prévues et certains de nos partenaires ont dû s’organiser pour mettre en place le télétravail. Mais  tout le monde a été assez réactif au final.

 

Cette crise nous a confirmé que nous avions une vision du monde de demain qui était la bonne, plus de digitalisation tout en gardant du liant avec ses clients et ses équipes. Faciliter  l’accès aux services de bases depuis son smartphone devrait être une norme.

 

Mais au-delà de la digitalisation qui a démarrée depuis quelques années maintenant, se pose la question de la raison d’être des entreprises et de l’impact qu’elles peuvent avoir aussi bien lors d’évènements de sociétés, comme la crise sanitaire que nous connaissons, mais également sur d’autres sujets tout aussi important tels que le réchauffement climatique, la justice sociale ou encore le financement de l’économie réelle.  Et si on y regarde de plus près il y a beaucoup de lien possible entre tout cela.

 

 

Comment est né le partenariat récemment signé avec UNITLIFE ?

 

Les responsables du développement de UNITLIFE aux Nations Unies ont été informés de notre projet par une relation commune qui nous a mis en contact, et nous avons très vite pu nous entretenir et présenter nos deux projets.

 

Nous avons discuté de nos objectifs communs d’avoir un impact positif et il est apparu évident qu’une collaboration aurait du sens.

 

Dans le cadre de notre offre, nous souhaitons de manière récurrente reverser 1€/mois/client afin de financer des projets à fort impact social et environnemental, le projet UNITLIFE nous a tout de suite plu car il fait le lien entre les enjeux sociaux (la lutte contre la malnutrition chronique infantile) et environnementaux (aider les femmes agricultrices à faire face au choc climatique). UNITLIFE souhaitait, pour sa part, utiliser la technologie et des financements innovants pour mobiliser de nouvelles ressources pour lutter contre la malnutrition chronique.

 

Ç’était la rencontre parfaite.

 

 

Vous êtes les premiers à signer un tel partenariat reconnu par les Nations Unies. Est-ce que les Fintech sont définitivement plus agiles que les grands groupes ? Arrivent-elles à échapper à certaines inerties pour proposer des solutions innovantes et responsables ?

 

Selon nous il est évident que l’agilité des Fintech est un atout considérable par rapport aux grands groupes, les décisions sont plus rapides, les nouvelles technologies utilisées permettent de s’adapter facilement à l’intégration de nouveaux partenaires et les coûts sont moins élevés. De plus, nous partons d’une feuille blanche, ce qui nous permet de construire une offre adaptée aux usages actuels et à leurs évolutions mais aussi de développer rapidement de nouvelles fonctionnalités et de nouer facilement des partenariats innovants.