Descartes et Generali Global Corporate & Commercial annoncent un partenariat stratégique sur l’assurance paramétrique

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Le 14 mai, Generali Global Corporate & Commercial (GC&C) et l’InsurTech Descartes Underwriting ont annoncé la mise en place d’un partenariat stratégique sur l’assurance paramétrique. Ce partenariat vise à proposer aux entreprises de nouvelles solutions d’assurance paramétrique pour répondre à l’évolution des risques et améliorer leur résilience. Il combine ainsi l’expertise de GC&C sur le segment des risques Corporate, ainsi que sa connaissance des marchés locaux de plus de 160 pays, avec les solutions technologiques de pointe développées par Descartes. Violaine Raybaud, Head of Business Development, nous présente le nouveau projet.

 

 

Pouvez-vous nous présenter le partenariat récemment mis en place avec Generali Global Corporate & Commercial ?

 

Nous sommes fiers de ce partenariat stratégique conclu entre Descartes et Generali : cela va permettre à Descartes d’accélérer notre développement à l’international en nous appuyant sur un réseau Generali de 160 pays, mais aussi étendre nos capacités de souscription et booster notre croissance.

 

Les produits de Descartes permettent de proposer aux entreprises des solutions d’assurance innovantes, basées sur l’utilisation des données et des nouvelles technologies, en particulier l’imagerie satellite, les objets connectés, la reconnaissance d’image et l’intelligence artificielle, enrichissant ainsi l’offre Corporate de Generali. La gestion des sinistres basée sur les principes de l’assurance paramétrique permet un paiement rapide simple et en totale transparence, qui transforme également l’expérience client Corporate.

 

 

Le contexte actuel nous pousse à repenser nos modes de fonctionnement : dans quelle mesure cette situation impacte la gestion du risque ? 

 

Pour les entreprises, accéder à des solutions d’assurance alternatives est une priorité dans l’économie post-covid :

 

Pour le budget : la crise du Covid-19, après avoir été une crise sanitaire d’ampleur mondiale, nous fait entrer dans une période d’incertitudes économiques, qui pousse les entreprises à contrôler de près leur budget assurantiel. Les assurances « tout-sauf », qui se veulent exhaustives mais onéreuses, ne sont plus la priorité : les entreprises se tournent vers des assurances plus spécifiques et sur-mesure, pour ne payer que ce qui leur semble absolument nécessaire.

 

Pour la transparence : les contrats d’assurance étaient déjà considérés comme extrêmement complexes, d’autant qu’une « inflation contractuelle » s’est produite ces dernières années sous l’effet d’une règlementation croissante et de la recherche pour les assureurs de la « sécurité contractuelle ». Mais cette complexité a créé une asymétrie dans la compréhension de la couverture entre les assurés et les assureurs, révélée par la difficulté aujourd’hui pour les assureurs et les assurés à trouver un consensus sur le mode de traitement des Pertes d’Exploitation causées par le Covid-19. Les couvertures paramétriques sont une réponse à cet impératif de transparence : les contrats sont courts, et il n’y a pas d’asymétrie d’information entre l’assuré et l’assureur puisque les données sur lesquelles se basent les indemnités sont neutres et connues des deux parties.

 

Pour la sécurité d’être couvert et payé même en cas de lock-down : les sinistres et en particulier les événements naturels tels que la grêle ou le gel ne se sont pas arrêtés pendant le confinement, mais le déplacement sur site pour conduire les expertises a généré des délais et des incertitudes pour les assurés. Pouvoir détecter et indemniser les sinistres à distance grâce aux nouvelles technologies – détection par satellite ou par des objects connectés – comme le permet l’assurance paramétrique, s’est révélé être une sécurité incontournable pour de nombreux assurés.

 

 

Selon vous, est-ce que la donnée (et la qualité de cette dernière) s’impose de plus en plus comme un poste clé pour mieux appréhender l’évolution des risques ? 

 

L’intégration des données et de la technologie est aujourd’hui au centre à la fois du métier de l’assureur et des attentes des clients. Intégrer ces technologies aux opérations des acteurs traditionnels de l’assurance représente cependant un défi d’ampleur : ces institutions ont été mises sous tensions avec des pertes récurrentes dues aux événements climatiques et ont mis le redressement de la rentabilité en tête de leurs priorités.

 

Pourtant, le champ technologique des possibles semble aujourd’hui presque illimité. L’utilisation des données et des algorithmes est au cœur du métier de l’assureur. Or, les données n’ont jamais été aussi abondantes et les algorithmes aussi performants grâce à l’impulsion des techniques dites d’intelligence artificielle. Les barrières à l’entrée du secteur s’effondrent : la profondeur de l’historique des données des assureurs peut être contournée par de jeunes pousses s’appuyant sur l’Internet des Objets et capturant les risques de manière beaucoup plus précise qu’avec une approche stochastique classique. La solidité et l’expertise d’un réseau de régleurs sinistres doivent être complétées par des techniques de télédétection et de reconnaissance d’images (satellites ou drones) au risque d’engendrer des délais ou une mauvaise analyse des pertes résultant d’un sinistre.

 

Le point de vue des assurés est clé aussi pour comprendre l’urgence qu’il y a à intégrer les immenses possibilités technologiques des données dans leur expérience. Dans le secteur de l’assurance, leurs attentes en matière de technologies ne sont pas très éloignées des autres secteurs : des solutions immédiates, faciles à appréhender, sur-personnalisées et à un coût optimisé. Mais ici, ces caractéristiques ne sont pas seulement une façon d’améliorer le « look and feel » de l’assurance, elles jouent un rôle vital pour une entreprise qui doit faire face à un événement exceptionnel : obtenir des liquidités rapidement devient la priorité pour lui permettre de continuer à opérer.