Retreeb réinvente le paiement en misant sur des solutions éthiques et solidaires

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Une seule technologie déclinable selon les communautés visées : c’est le pari simple et audacieux de Retreeb. La jeune Fintech propose ainsi des solutions dédiées aussi bien aux consommateurs qu’aux commerçants. Jérémi Lepetit, co-fondateur de Retreeb, nous dévoile les spécificités de cette plateforme innovante. 

 

Pouvez-vous présenter Retreeb en quelques mots ?

 

Retreeb porte un projet fintech de rupture. Nous développons le premier moyen paiement qui capte la valeur produite par la circulation monétaire (frais de transaction) pour la redistribuer une partie et l’affecter en toute transparence au financement local ou international de projets sociaux et environnementaux.

C’est le maillon « paiement » manquant d’un processus de consommation responsable. Nous inscrivons la RSE de retreeb au cœur du business model en faisant le choix unilatéral de redistribuer un tiers des revenus prélevés (aux commerçants) sur chaque transaction aux bénéfices de projets sélectionnés par nos utilisateurs depuis leurs applications mobiles dédiées.

Corréler directement sa performance commerciale avec sa contribution sociétale c’est la quintessence de la RSE.

 

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur les trois déclinaisons de Retreeb : Beleaf, Dinpay et Treeskel ?

 

Retreeb c’est d’abord l’idée de faire de la finance autrement, puis une intention et enfin une solution mais cela ne suffira pas à convaincre des millions de personnes de changer leurs habitudes. Ce point a été à la genèse de notre réflexion. Pour déclencher une adoption massive de notre service, nous décidons d’associer aux arguments rationnels, des arguments qui répondent à la sensibilité profonde des utilisateurs. C’est pour cette raison que nous avons mis au point plusieurs déclinaisons du service. Chacune dédiée à un segment affinitaire déterminé (tribu). Beleaf sur le public des personnes sensibles à l’écologie, DînPay sur la cible des jeunes musulmans connectés et Treeskel autour de l’identité territoriale bretonne.

Chacune de ces déclinaisons reposent sur le même réseau (retreeb), la même technologie, la même monnaie électronique dédiée au paiement (le treeb) et la même expérience utilisateur, en revanche l’identité visuelle et surtout les projets sociétaux disponibles au financement sont adaptés à chacune des “tribus” adressées.

Retreeb n’a pas vocation à développer une solution pour une multitude de tribus. Mais à moyen terme, on donnera l’opportunité à des partenaires de développer leur propre déclinaison du service en marque blanche.

 

La crise récente a démontré que les processus de digitalisation s’accélèrent et concernent de plus en plus de secteurs. Quels ont été les impacts directs de cette crise sur votre activité ?

 

En effet, la crise a accéléré la digitalisation des services et les services financiers n’y échappent pas, bien au contraire.  Le paiement sans contact a vu son usage devenir indispensable et le mobile payment prend enfin son envol en Europe avec quelques années de retard sur les marchés asiatiques et africains.

Au-delà de proposer une solution de paiement physique (avec la création de nos propres cartes de paiement), retreeb se place avant tout comme un réseau de mobile payment. Nos choix techniques comme ceux effectués en Ui et Ux design pour la création de nos interfaces, témoignent directement de notre volonté d’apparaître comme un service aux usages digitalisés.

J’ajouterais que nous allons au-delà. Nous nous appuyons sur la digitalisation d’un service existant pour offrir un vrai modèle de rupture. Nous souhaitons ouvrir la voie à une nouvelle forme « d’entreprise morale » en phase avec les contraintes qui pèsent sur notre époque. Une entreprise qui répond à la fois à une problématique de marché, à l’exigence de la profitabilité mais qui vise également à apporter une réponse aux enjeux sociétaux qui nous concernent tous.

L’impact de la crise sur nos activités est donc paradoxalement très positif pour nous. Elle nous conforte dans nos convictions, fédère les opinions favorables autour du projet, achève de convaincre les investisseurs de nous rejoindre dans notre levée de fonds en cours, accélère la numérisation du paiement, créée un terrain favorable à l’innovation de rupture et replace le QR code au centre des usages (paiement sc Lydia, paiement sc Paypal, menus de restaurant digitalisés, etc).

 

 

Les projets mettant en avant des valeurs comme l’éthique et la solidarité font de plus en plus parler d’eux. Pensez-vous que le changement de mentalités est en cours et bonne voie ?

 

La prise de conscience croissante des consommateurs sur le « consommer mieux » (biologique, équitable, responsable, etc.) se traduit déjà dans les chiffres de consommation. Celle-ci à un impact direct sur les choix des industriels qui eux aussi tendent à s’adapter à cette nouvelle réalité économique.

 

Dans le même temps, quand on observe la finance, on constate que le chemin est encore long et que cette industrie reste au sommet de l’asymétrie entre impact mondial et prise de responsabilité sociétale. Quant au marché des moyens de paiement, il conserve les mêmes mécanismes de captation de valeur et n’a pas encore opéré sa mutation.

 

Il est devenu indispensable de repenser cette industrie en la mettant au service de l’économie réelle. Le changement de mentalité des consommateurs mais aussi des financiers s’inscrit dans cette dynamique. Mais la finance et ses institutions sont lentes, complexes, opaques et n’offrent que très peu de prise à la pression du citoyen consommateur. Ce changement de paradigme ne peut être initié qu’au niveau du paiement, acte cœur des échanges économiques. Un acte qui nous concerne, quel que soit notre niveau de richesse et sur lequel nous avons tous une capacité de décision à effet immédiat.

 

Pour que ce changement de mentalité porte ses fruits dans la finance c’est à des projets comme retreeb, d’apporter des solutions innovantes aux usagers.

 

 

Quels sont vos projets en cours ou vos principaux objectifs d’ici la fin de l’année ?

 

Les chantiers en cours sont nombreux et les 6 derniers mois ont été riches d’avancement. Nous sommes actuellement en train de finaliser le développement de notre infrastructure technique et nous pouvons déjà affirmer être en capacité de déployer un wallet sur une nouvelle tribu en moins de 48h. Nous avançons également sur la sélection de nos partenaires financiers opérationnels et continuons la sélection de nos investisseurs sur le tour de table en cours.

 

Difficile de dévoiler les prochaines étapes sans compromettre la confidentialité du projet mais je peux vous dire que nous espérons pouvoir déployer un premier cas d’usage du service sur un territoire délimité. S’en suivra un déploiement progressif suivant une stratégie de maillage territoriale conçue pour servir d’épicentre à la propagation virale du service.

 

J’en profite pour appeler celles et ceux qui s’inscrivent dans le mouvement de la #FinanceForGood à m’ajouter sur Linkedin pour joindre nos efforts et identifier les synergies de nos projets respectifs.